faut qu’ça sorte

Pour mon admirateur inconnu de St Quentin, je reprends mon blog …

Faut qu’ça sorte

Ca s’bouscule dans ma tête

Mes idées s’entrechoquent

C’est l’bazar dans ma tête

Je suis en état de choc

Le matin je me lève

Mots qui naissent et qui fusent

je ne connais pas de trêve

Je déjeune et ça infuse

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Tous ces mots en si la sol

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Sinon je deviendrai folle

Et très vite ça reprend

Rimes qui sonnent et qui virent

Je ne sais pas bien comment

Je respire et ça m’inspire

J’ai beau faire je n’sais pas

Arrêter ce flot d’mots là

Des paroles qui enchantent

Je sifflote et puis je chante

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Tous ces mots en si la sol

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Sinon je deviendrai folle

Et ça tourne dans ma tête

Comme un p’tit hamster en cage

Rien a faire pour qu’ça s’arrête

Je ne serai jamais sage

Toute la journée je rumine

Sans pouvoir me raisonner

Tous ces mots qui m’illuminent

Me permettent de rêver

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Tous ces mots en si la sol

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

J’suis en train de devenir folle

Mais qui pourrait bien m’aider

A canaliser ces jets

Tous ces mots, ces pensées

Toutes ces émotions brassées ?

Comment m’en débarrasser

Sans trahir mes valeurs

Les poser dans un carnet

Pour mieux soulager mon cœur ?

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Tous ces mots en si la sol

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

J’préfère passer pour une folle !

Pourquoi tu veux pas parler

Des ptits riens qui font notre vie ?

Moi j’ai besoin d’raconter

Toi tu t’enferres dans ta nuit

On s’voit plus côte à côte

Et pourtant si éloignés

A ta haine je me frotte

Sans pouvoir la faire tomber

Alors faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Tous ces mots en si la sol

Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte

Pour ne pas devenir folle …

Ecoute moi quand je te cause

J’ai un message à te dire

C’est sur toi que je me repose

J’ai besoin de tes sourires

Besoin que tu m’écoutes

Que tu réagisses un peu

Quand je te raconte mes doutes

Mes envies mes enjeux

Mais tu jettes ton silence

En pâture à mes élans

Devant tant d’indifférence

Mon discours devient blanc

Et pourtant

Les mots sont là

En dedans …..

Alors …Faut qu’ça sorte

Faut qu’ça sorte ….

Je ne veux pas devenir folle !

Je veux que nous deux ça colle !

Ndrix carreoctobre 2013

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Lui

Fred : “Votre mission, si vous l’acceptez, sera de disposer des mots afin de susciter des sentiments propres à remplacer le soleil de cet été déplorable. Les mots que je vous confie sont : certitude, source, séquence, vibration, couleur, mirage, surface, miroir”
   
       
       
Lui

Il est la source à laquelle je viens m’abreuver
Chaque fois que mon corps réclame des certitudes
Il est le feu auquel je viens me réchauffer
Quand je souffre de trop de vaine solitude.

Il est mon soleil

Il est le miroir dans lequel je me regarde
Tous ces instants où je me sens si désirable
Il est celui qui me fait baisser la garde
Quand je fais tout pour me rendre  détestable

Il est mon été

Il est la couleur du ciel au soleil couchant
Quand je m’abandonne à ses serments murmurés
Il est l’air pur que je respire en me levant
Quand il répond à mes craintes de mal aimée

Il est ma brise

Il est le mirage que je n’espérai plus voir
Cette vibration  dans ma vie si routinière
Il est le grain de folie qui vient chaque soir
Chasser de mon existence toute la poussière

il est mon sud

Il est ce petit bonheur qui remplit mon cœur
Quand je veux juste profiter de la quiétude
Il est mon miel mille fleurs dans un biscuit au beurre
Chaque fois que je suis affamée de plénitude

Il est mon havre

Il est  la séquence culte du film de ma vie
Quand le héros rejoint sa belle dans le lointain
Il est  le refrain qui emplit toutes mes nuits
Quand le diamant frôle la surface d’un disque ancien

Il est mon soleil
Il est  mon été
Ma brise, mon sud
Il est mon havre.

Ndrix carre26/09/2012

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C’était magique …

Ou … Comment devenir accro à l’écriture poétique en une leçon … Sourire

C’était magique

Il fut un temps où je tremblais
Juste à l’idée de réciter
Je sais que ça a bien changé
Que maintenant il faut m’arrêter
Dans l’écriture je suis tombée
Le soir où je t’ai rencontré

C’était magique

Tes mots coulaient sans s’arrêter
Emportant mon esprit troublé
Dans un univers plein de fées
Tes descriptions de champs de blé
Donnaient l’envie de s’y coucher
Bien au chaud dans des bras serrés.

C’était magique

Le résultat n’a pas tardé
Un texte à lire tu m’as donné
Je te dis pas comme je tremblais
De  peur de trahir tes effets
Par une lecture trop empressée
Mais j’ai tout de suite adoré

C’était magique

Tes mots coulaient sans s’arrêter
Au son de ma voix enlacés
Déjà complices en amitié
Futurs amoureux enfiévrés
Ils étaient fait pour se mêler
Se compléter et s’inspirer

C’était magique

La suite , d’elle même s’est imposée
Je me suis mise à composer
Avide de pouvoir te toucher
Par des mots joliment posés
Sur des émotions avouées
Du bout de mes lèvres serrées

C’était magique

Mes mots coulaient sans s’arrêter
Sous tes conseils avisés
Je me suis souvent surpassée
Pour entendre ta voix trembler
En jurant de ne pas pleurer
Juste pour des rimes bien placées

C’était magique

Depuis j’écris sans m’arrêter
Sans être jamais  rassasiée
Pour que derrière mes yeux fermés
Je vois toujours se dessiner
Ce sourire juste deviné
Derrière tes poèmes récités

C’est encore magique

Il me reste juste à rayer
Du lexique le mot terminer
Pour que toujours on puisse rimer
Sans avoir peur de s’épuiser
Pour que notre complicité
Reste la même à tout jamais

Ce sera toujours magique

Sans jamais avoir à trier
Entre sentiments refoulés
Et autres certitudes erronées
On n’a juste qu’à s’écouter
Pour voir tous nos doutes s’envoler
Et nos deux âmes se retrouver.

Ndrix carre  29/09/2012

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Funambule

Ah … lâcher prise …se laisser aller … c’est pas si facile mais tellement grisant Sourire 

Funambule

J’aime jouer la funambule juste à l’instant
Où notre esprit se dilue en brumes rêveuses
J’aime chaque minute irréelle de ce moment
Quand se mêlent  rêves tendres et  pensées sulfureuses

J’aime cet équilibre précaire entre deux mondes
Où nos désirs rencontrent  nos souvenirs
J’aime me regarder glisser dans cette ronde
Quand je peux presque sentir  tes doigts me saisir

Allongée sur mon lit chaque soir je l’attends
Ce passage émouvant du réel aux songes
Juste parce que je sais que toi aussi tu t’y rends

J’aime jouer la funambule rien qu’un instant
Celui où, dans mes rêves, tu me tends tes deux mains
J’aime croire que cette nuit tu seras mon amant
Quand je ferme les yeux pour attendre demain

J’aime cette chute lente de l’esprit vers l’oubli
Où mes soucis se noient dans ton image à toi
J’aime tant ces caresses d’une douceur infinie
Que je te prête, étendue dans mes draps de soie

Allongée sur mon lit chaque soir je frémis
Au passage de tes mains sur la pointe de mes seins
Juste parce que je sens ce désir qui nous lie.

J’aime jouer la funambule à cet instant
Sur le fil ténu  qui borde mon inconscience
J’aime me sentir couler dans ce  désir poignant
Qui me serre le ventre presque avec violence

J’aime sentir cette faille poussant à l’abandon
Où le corps se libère enfin de ses tabous
J’aime imaginer qu’un jour enfin  nous saurons
Si ces doux rêves partagés  sont vraiment pour nous

En attendant ….

Allongée sur mon lit chaque soir je l’attends
Ce passage émouvant du réel aux songes
Juste parce que je sais que toi aussi tu t’y rends

Ndrix carre 16/09/2012

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Ma boite à mots

Angoisse de la page blanche … Sourire 

sans commentaire … Clignement d'œil

Ma boite à mots
Ma boite à mots est vide
Devant ma page, je pèche       
Moi , toujours si rapide,
Cette fois, c’est la panne sèche

Je regarde la feuille
Et mon esprit s’envole
Toutes mes pensées s’effeuillent
C’en devient presque drôle

Quand une idée me vient
Des images s’interposent
Mon esprit se souvient
De l’envoi d’une rose

Mon crayon fait grise mine
Devant ce blanc atone
Le voila qui rumine
Se casse et puis s’étonne

Ma boite à mots est vide
Pourtant mon cœur déborde
De scènes de vie rapides
Projetées en désordre

Voulant les retenir
Je ferme mes yeux verts
Sur ce joli sourire
Que tu m’avais offert

Avant de t’en aller
Bien loin de nos folies
Pour le temps d’un été
Me plongeant dans l’ennui

Mon crayon s’est taillé
Pendant toutes les vacances
Je ne l’ai retrouvé
Qu’avec beaucoup de chance

Ma boite à mots déborde
Cette fois j’en suis certaine
Mes souvenirs en horde
Deviendront une rengaine

Un petit air tenace
Qui  me fera écrire
et prendra toute la place
Juste pour vous faire sourire

Déjà les lettres glissent
Et se posent sans effort
Sur le papier bien lisse
D’un carnet à tranche d’or

Mon crayon s’est miné
Pour pas grand chose en fait
Je l’ai toujours gardé
Dans un p’tit coin d’ma tête

Ma boite à mots est pleine
Devant ma page je ris
De mes angoisses vaines
Les mots sont mes amis.

Ndrix carre16/09/2012

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Nahele

Sur une excellente suggestion de notre Poète en chef ..Maitre Fred ..et en espérant qu’Eluna ne m’en voudra pas d’avoir publié un de ses textes sur mon blog … Voici son histoire d’indien à elle …écrite sans concertation et qui, pourtant ne manque pas de coïncidence troublante avec mon propre texte.

Nahele

Dans le soleil levant une ombre s’allonge
Un indien Tcheroki mène son cheval par la longe
Il avance pied nus dans l’herbe mouillée
Tendez l’oreille pour écouter sa mélopée

Nahele est le nom que l’on m’a donné
Il signifie forêt, l’endroit où je suis né
Je suis un noble guerrier des grandes plaines
Et dans mon cœur n’existe pas la moindre haine

Sous mes pieds nus, parle ma Mère la Terre
Elle me dit : » mon enfant soit toujours très fier
De ce pays qui est celui de tes ancêtres
Dans ton âme, aimes en chaque centimètre »

Je regarde au loin sur la ligne d’horizon
Passer un immense troupeau de bisons
Demain sera jour de chasse pour ma tribu
Nous tuerons quelques bêtes sans abus

Notre Mère la Terre nous le demande
Notre peuplade ne sera pas  gourmande
Les squaws ramassent baies et racines
Pour nous faire la meilleure des cuisines

Sur mon cheval Eclair j’ai galopé longtemps
Au soir tombé, je suis rentré au campement
Autour du feu nous nous sommes retrouvés
Avec le sorcier, les chants nous avons entonnés

Nous nous balançons au son des tambours
A la lumière de la lune illuminant l’alentour
Nous appelons les esprits de nos aïeux
Pour qu’ils nous retrouvent autour du feu

Les âmes viennent à nous sans colère
Je sens près de moi celle de mon grand père
Un grand chasseur comme je le serais aussi
Dans mon cœur j’en sens monter l’envi

Nos anciens nous prodiguent aides et conseils
Pour que demain après le lever du soleil
Notre chasse soit bonne et chanceuse
Que les plaines soient pour nous giboyeuses

Nous allons nous coucher dans nos grands tipis
Les rêves me rejoignent du fond de la nuit
Je vois le Grand Esprit Wakan Tanga
Il me parle mais je ne l’entends pas

Je le vois chevauchant un grand bison blanc
Qui avance lentement en grognant
Il regarde au-delà des hautes montagnes
Me faisant un signe pour que je l’accompagne

Arrivé près de lui, tout soudain disparait
Je me retrouve seul dans une grande forêt
Un ours immense est là me regardant
Tendant vers moi une patte pleine de sang

Au matin, je me rends près du grand sorcier
Lui raconte en détail ce dont j’ai rêvé
Il me dit que la mort sera au rendez vous
Pas seulement des bisons mais de l’un d’entre nous

Le Grand Manitou nous a honorés d’un signe
Il faut que tous nous nous en montrions digne
L’un de nous retournera vers notre Mère la Terre
Il ira dignement sans regard en arrière

Les bisons sont là, la chasse va commencer
Nous sentons le vent pour pouvoir nous cacher
A cheval ou  pieds nus dans la terre brune
Nous poursuivons nos proies sans peur aucune

Notre chasse terminée nous rentrons au campement
Tous vivants et avec un bon chargement
Je reste en arrière les yeux levés vers le ciel
Prononçant les mots d’un ancien rituel

Quand un ours se dresse brusquement devant moi
Effrayant mon cheval et grognant de surcroit
Il m’attaque, d’un coup de patte me jette à terre
Me rapprochant ainsi déjà de notre Mère

Mon couteau sorti j’essaye de me défendre
L’ours est enragé il a faim de chair tendre
Mes cris alertent les autres guerriers
Mais il est trop tard, la bête a gagné

Contre Mère la Terre je me laisse aller
Dans son ventre bientôt je vais me retrouver
Les guerriers me soulèvent, retournent au campement
Où le sorcier me prépare au rituel en psalmodiant

J’erre désormais dans le monde des esprits
Mon histoire sur cette terre n’est pas vraiment finie
Elle continuera dans l’esprit du petit Ouray
Dans le cœur de mon fils je vivrais désormais

Il sera comme son père un noble guerrier
Sans peur et fier de la terre où il est né
Il continuera à avancer sans regard en arrière
Et sera un grand chasseur comme l’était son père

Eluna

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Le chamane

Et encore un hommage à Nino Vichan et à ses portraits qui, décidément, m’inspirent ..

H.A.Z.L.O.R.E.A.L.: NOBLEZA AMERICANA (AMERICAN NOBILITY) DE NINO VICHAN | Art, Science, Technologie et Mondes Virtuels | Scoop.it

Le chamane

Une mélopée lancinante montait dans l’air
Traçant son chemin vers la voute céleste
Entrainant dans son sillage  les esprits si fiers
Des guerriers assis en rond sans faire un geste

Au centre crépitait le brasier du feu de camp
Des flammes vêtues  de pourpre et d’or léchaient le bois
Parsemant d’étincelles  les tisons rougeoyants
Attirant tous les regards comme à chaque fois

La cérémonie allait commencer bientôt
Les chants se turent remplacés par de lourds tambours
Bien vite rejoint dans  un rapide staccato
Par les lances des guerriers se choquant en bruits sourds

Et puis sans qu’on l’ait vu arriver, il fût là.
En contre-jour, son ombre cornue se dressait
Esprit fait homme vêtu d’une peau à poil ras
Qui semblait flotter dans les flammes qui le léchaient

Un seul geste  lui suffit à faire le silence
Tous fixaient maintenant son visage buriné
Aux rides expressives mais figées par la transe
Aux yeux prêts à percer, de la vie, les secrets

L’homme  respirait de tout son être la sagesse
Ses gestes mesurés démontraient sa maitrise
A faire cohabiter esprits et  vraie détresse
A soigner les âmes sans jamais lâcher prise

Ce soir il invoquait l’esprit de la forêt
Ainsi paré de sa coiffure cérémoniale
Dans l’esprit du Bison il s’était faufilé
Espérant secrètement leur union vitale

Il userait  sans remords de tous ses charmes
Pour obtenir de sa toute jeune épousée
Des promesses de gibiers contre ces belles âmes
Qu’il tenterait pourtant de longtemps préserver.

Les esprits pouvaient se montrer tellement cruels
Si les rites n’étaient pas correctement  menés
Qu’un Feu Sacré brulait toujours dans ses prunelles
Alors même que son corps entier l’abandonnait.

Il se laissa glisser sur le sol, épuisé,
Ses violents tremblements s’estompèrent  peu à peu
Doucement il revint vers les hommes assemblés
Pour délivrer les réponses données par les Dieux

Cette fois les Esprits avaient été cléments
Les plaines seraient giboyeuses le temps de la chasse
Les Hommes du Clan  pourront nourrir femmes et enfants
Sans avoir la crainte  de perdre à jamais la face.

Mais obtenir ces largesses avait un prix
Et aujourd’hui un de ces fiers guerriers mourrait
Entre les griffes d’un vieil animal en furie
Ainsi l’avait prévu l’esprit de la forê
t.

Le vieux Chamane savait qu’il devrait l’annoncer
Aux hommes rassemblés avides de savoir
Si la chasse serait bonne , s’il reviendraient entiers
Où si contre la faim ils devraient batailler.

Alors il se dressa de toute sa stature
Et leva encore une fois la main vers les cieux
Et reprit la parole en soignant son allure
Pour mettre bien en garde ces guerriers valeureux.

Et ce n’est qu’à l’abri des regards acérés
Que ses épaules faiblissent sous le poids du malheur
Que la transe de ce soir lui avait révélée
Le vieil homme détestait avoir eu cet honneur.

Ndrix carre le 26/07/2012

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