Du bonheur … partagé …

Et oui …quand on a les amis poètes que j’ai la chance d’avoir … on écrit à plusieurs …avec chacun sa sensibilité … Voici un texte “trio” …

Merci à Eluna et Fred  , mes deux complices Sourire

Le bonheur

Le bonheur n’est qu’un mirage qui nous éblouit
On veut y croire tant qu’il nous offre ses couleurs
On se laisse bercer par ses vibrations polies
On se rejoue sans fin les moments de douceur

* Le bonheur n’est qu’une illusion qui nous enveloppe
* Le flou d’une existence auxquelles on s’accroche
* Le reflet d’instants heureux que rien ne stoppe
* Sinon des images que le temps effiloche

** Le bonheur c’est comme un bouquet de fleur des champs
** On le cueille en sachant qu’il va vite se faner
** C’est une plage tranquille au soleil couchant
** C’est, par surprise, une boite enrubannée

Le bonheur n’est qu’un miroir où l’on croit se voir
On veut y trouver des certitudes qui nous fuient
On croit puiser à la source même de l’espoir
On tente de déjouer tous les pièges de l’ennui

* Le bonheur n’est qu’un reflet de nos espérances
* Des rêves que l’on fait que l’on voudrait réels
* De cet amour que l’on désire en outrance
* D’une tendresse que l’on voudrait éternelle

** Le bonheur, c’est un soudain rayon de soleil
** Juste au moment où j’entends le son de ta voix
** C’est ce sourire radieux, à nul autre pareil
** Ce frisson d’impatience que tu me renvoies

Le bonheur n’est qu’un revêtement de surface
On veut y voir briller la flamme du désir
On pense qu’il suffit de juste rompre la glace
On espère éprouver toujours plus de plaisir

* Le bonheur n’est qu’une image que l’on peint
* Un tableau des désirs que l’on garde en soi
* Que l’on modifie parfois selon nos besoins
* Pour croire en une vie qui n’a plus d’émois

** Le bonheur, ce sont mes yeux emplis de larmes
** Parce que mon cœur trop plein risque d’exploser
** Pour un petit rien sublime qui désarme
** Le petit rien qui va te métamorphoser

Le bonheur n’est qu’un projecteur bien trop flatteur
On veut y prendre des attitudes et des mots
On s’épuise à visionner ces séquences d’humeurs
Jusqu’à y perdre l’essence même de son égo

* Le bonheur c’est l’espérance d’une vie meilleure
* Où nos rêves et nos espoirs se réalisent
* On veut le voir comme une belle fleur
* Qui éclot le matin et de son odeur nous grise

** Le bonheur vrai se nourrit de peu de choses
** Et ces miettes, il faut encore les partager
** Du pain, de l’eau, et le parfum d’une rose
** Si tu prends ma main, je t’emmène voyager.

Publicités

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Portrait

Un coup de cœur pour une inconnue dessinée par l’artiste  Nino Vichan sur Second Life …

Homeless

Elle faisait partie des ombres croisées souvent
Au coin d’une rue, dans le renfoncement d’un mur,
Assise sur des marches ou un banc de granit blanc
Immobile, invisible dans sa couverture.

Jamais un mot , peu de geste, rien qu’ une présence
Muet reproche fait à cette vie de sans abri
Elle restait là juste plongée dans l’absence
Jour après jour à regarder le temps qui fuit.

J’aurai pu continuer longtemps sans la voir
Si, ce jour là, elle n’avait pas levé la tête
M’offrant son visage marqué par le désespoir
Un sourire triste posé sur ses lèvres violettes

Je me suis noyée dans ses yeux bleus délavés
Qui me racontaient sa vie bien mieux que des mots
Mélange d’une infinie tristesse et de bonté
Son regard imposait le respect aussitôt

Cette femme sans âge avait du être tant aimée
Pour  avoir gardé cet air emprunt de douceur
Quel destin tragique avait bien pu la frapper
Pour qu’elle se retrouve là perdue dans sa douleur ?

On l’imaginait sans mal grand-mère adorable
Cuisinant avec amour pour tous ses petits
Comment pouvait-elle vivre aussi misérable
Sur ce bout de trottoir et tellement démunie ?

J’avais juste envie de la prendre dans mes bras
De lui dire viens il est l’heure de rentrer chez toi
Relèves toi et laisse derrière toi ce destin là
Ne restes pas seule comme ça assise dans le froid

Mais sa façon de rester digne  dans ses haillons
M’a retenu de faire ce geste détestable
D’une pitié qui  aurait été un affront
Au courage de cette femme remarquable

J’avais besoin de voir briller son regard bleu
Alors je lui ai seulement tendu la main
j’ai pu voir son sourire s’élargir peu à peu
De se sentir juste traitée en être humain.

Ndrix carre28/06/12

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Le printemps arrive …

Si! Si! Il faut le croire ….malgré le ciel tout gris et les températures polaires … la nature va refleurir ….et les petites bêtes vont réapparaitre ….Sourire

 

Petit lapin

P’tit lapin s’éveille tôt
Fait frissonner ses moustaches
Et lisse les poils de son dos
Tout blanc parsemé de tâches

Le printemps s’est installé
Déposant sur les cailloux
Les lichens verts et dorés
Caressés d’un soleil doux

La neige a laissé la place
Aux clochettes des  perce neige
Se dévoilant avec grâce
Entre toutes ces roches beiges

P’tit lapin a vraiment faim
Passe son nez par la fenêtre
Pour humer tous les parfums
De la forêt de hêtres

Le printemps s’est installé
Reverdissant la nature
De feuilles à peine repoussées
Tellement tendres,d’un vert  pur

Le vent lui caresse le nez
Réveillant toutes ses envies
De thym, de menthe poivrée
De marjolaine, de persil

P’tit lapin sort de chez lui
Quitte son terrier si douillet
Pour profiter lui aussi
D’un si bon garde-manger

Le printemps s’est installé
Réveillant tout ce qui vit
Boules de poils, p’tites bêtes ailées
Reprennent le cour de leur vie

Le soleil réchauffe l’air
Et l’eau verte de l’étang
Fait s’ouvrir les primevères
Et fondre enfin tout ce blanc

P’tit lapin n’a plus le temps
Saute par dessus la digue
Pour découvrir  à l’ instant
La beauté de la garrigue

Le printemps s’est installé
Parsemant de fleurs des champs
L’herbe verte  sur les prés
Dans un paysage mouvant

La vie renait alentours
Et invite aux rencontres
Propice aux histoires d’amour
Petit lapin n’a rien contre …

Ndrix carre 24/06/2012

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Ma douleur

Vous savez quoi ? je l’ai vaincue …Sourire Aussi je profite de tout ce que je peux faire maintenant … Courage à tous ceux qui souffrent …vous aussi vous pouvez y arriver ….

 

Seule avec elle

Elle s’est invitée un matin
Sans cri, arrivée sans bruit
A  posé ses sacs sur mes reins
Et n’est plus jamais repartie.

Insidieuse, elle a fait son nid
Nouant un à un tous mes nerfs
Elle s’en est fait son seul abri
Me faisant perdre mes repères

Au tout début j’ai résisté
Me redressant un peu quand même
Elle ne m’a pas laissé souffler
J’ai fini par avoir la flemme

J’ai commencé à me courber
Elle m’a vite mis à l’équerre
C’est sur j’en ai vraiment bavé
Je n’ai jamais autant souffert

Elle me réveille pendant la nuit
M’oblige à faire les cent pas
Heureuse,quand le sommeil m’a fuit
De pouvoir me parler tout bas

Le matin, elle m’attend encore
Au pied du lit dans mes chaussons
Dès que je mets un pied dehors
Elle s’amuse avec mes tendons

J’ai beau ne pas la regarder
Elle m’accompagne sous la douche
Ne me laisse même pas me laver
Sans rictus au coin de la bouche

Elle me coupe l’appétit souvent
Ses  paradis artificiels
Me les offre en comprimés blancs
J’en tire la quiétude essentielle

Et ma journée peut s’étirer
Du canapé lit au fauteuil
A petits pas tous très comptés
Tremblante comme une pauvre feuille

Quand sanglotant, je lui dis pars
Elle resserre encore son étau
Mon monde est devenu épars
Je m’accroche alors à mes mots

Je pose ma Douleur sur la page
Pour l’apprivoiser un p’tit peu
Et quand j’écris elle reste sage
Endormie sous mon encre bleue

Je me sens seule et elle le sait
La partager est difficile
On est seule à lécher ses plaies
Tout le reste parait bien futile

Alors parfois je n’en peux plus
Et c’est  dans les bras de Morphée
Que je dépose ma Douleur nue
Pour enfin pouvoir me reposer.

Ndrix carre le 16/06/2012

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Femme de marin

Un texte inspiré par une silhouette croisée lors d’une promenade sur ce si joli sentier des douaniers dans les Côtes d’Armor ..Si vous ne connaissez pas je vous engage à aller y faire un tour vous aussi …

Femme de marin

Chaque matin ses pas la poussaient droit vers la plage
Sans qu’elle puisse vraiment s’en avouer la raison
Elle errait, fragile silhouette sur l’horizon
Faisant face à l’océan cause de son naufrage.

L’eau verte l’attirait et la laissait indécise
Fallait-il qu’elle saute et se livre enfin aux flots?
Ou devait-elle comme toujours redresser le dos
Et continuer de ne pas lâcher prise ?

Son amour était là perdu sous l’eau  mouvante
Pas un seul jour sans revoir son sourire si franc
Son éternel bonnet rayé de bleu et blanc
Et sans ressentir cette absence éprouvante.

La mer était sa vie elle serait son linceul
Etre femme de marin c’est accepter ce défi
Devoir  partager son homme avec cette Furie
Au risque de se retrouver à pleurer  seule.

Alors, là devant sa rivale victorieuse
Elle laissait si violemment déborder son cœur
Qu’elle finissait anéantie par cette douleur
Impuissante à lutter contre  cette Insidieuse.

Elle repartait  sous la pluie et le vent du Nord
Chargée de souvenirs et d’images de lui
Prête à chasser  encore les nuages de sa vie
Juste par amour pour lui , prête à lutter encore

Mais le matin suivant, seule devant son miroir
En voyant cette femme rongée par le chagrin
Elle songera encore à écrire le mot « fin »
Sur le papier froissé de sa vie sans espoir.

Ndrix carre  13/06/2012

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Histoire d’une complicité …

Et voilà un texte ,écrit à quatre mains avec mon complice et ami de longue date Frédéric Heberlé 

Merci à toi Poète ! Clignement d'œil

 

L’aube au jardin

C’est le point du jour, dans mon jardin embrumé ;
Une coccinelle vient se débarbouiller
Dans une perle de rosée, juste déposée
Sur les feuilles cirées d’une grande orchidée.

Un escargot pressé cherche une cachette ;
La chaleur du soleil lui monte à la tête.
Une rose finit de lacer son corsage vert,
Laisse s’ébouriffer en corole ses pétales clairs.

Une limace grise grignote, sans bruit,
Un plan de basilic éclos pendant la nuit.
Les tous jeunes radis de la veille lancent leurs cœurs,
Avec une insolence sentant bon le bonheur.

Un liseron tout blanc lorgne vers le ruisseau,
Agitant ses feuilles vers la fraicheur de l’eau.
Les petits pois gonflent en secret dans leur cosse,
Pour aller marier une carotte précoce.

Je chasse de la main une mouche rayée,
Qui imite la guêpe pour nous effrayer.
Le merle, dans le cerisier, lance des trilles,
Pour saluer, comme il faut, le soleil qui brille.

Une salade offre ses feuilles nouvelles
A une libellule aux longues ailes.
Les abeilles dorées attendent les fleurs d’été,
Avant de venir nous livrer leur miel ambré.

Des framboises roses attirent des enfants,
Qui les considèrent avec un air gourmand.
Le jour est levé, le jardinier va venir,
Tout joyeux de voir la nature reverdir.

Les bestioles vont se cacher sous les feuilles,
A l’heure exquise où fleurit le chèvrefeuille.

 

Ndrix & Fred

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Mes enfants …..mes bonheurs !!

Toutes les mamans ont des souvenirs comme ceux là, de tendres attentions de la part de leurs enfants …j’en suis certaine …

Un diner au jardin

Avez-vous remarqué que les enfants parfois
Quittent leurs habits de fous pour devenir des rois ?
Ils sont capables du pire et  du meilleur aussi
Mettent alors dans leurs actes tout plein de poésie.

C’est ainsi qu’un soir où j’avais le cœur chagrin
Ils m’ont fermé les yeux et m’ont pris par la main
Avec milles précautions ils m’ont fait avancer
J’ai senti sous mes pieds le gravier de l’allée.

Je ne pouvais rien voir mais je sentais l’air frais
J’entendais couler le petit ruisseau tout près
j’ai  vite compris qu’ils m’emmenaient au jardin
Et qu’ils avaient tout prévu depuis le matin.

Ils m’ont fait assoir sur le fauteuil de rotin
L’air embaumait la rose, la bonne odeur du pain
En poussant  des petits gloussement de plaisir
Ils m’ont dit : » Maman, tes yeux ! tu peux les ouvrir ! »

Une table était dressée dans l’herbe verte
Une tige de liseron entourant la serviette
Vaisselle ébréchée de dinette et gobelet
Dans un verre une belle orchidée déjà fanée

Et trônant dans l’assiette trois ou quatre radis
Un peu trop petits mais tout fraichement cueillis
Accompagnés d’une fleur faite avec du beurre
Par des doigts malhabiles mais emplis de douceur

Comprenez-vous qu’alors a débordé mon cœur ?
Que mes yeux ont coulé de tellement de bonheur ?
Des larmes vite séchées par des baisers donnés
Par mes petits chéris toujours prêts à m’aimer.

Ensuite ils m’ont servi en grande  cérémonie
Les petits pois du jardin qu’ils avaient cueillis
Ecossés et lavés mais oublié de cuire
On les a mangé crus,ça nous a bien fait rire

Le repas  continue ,parsemé de câlins,
Par une salade à la rosée du matin
Décorée de coccinelles pour qu’elle soit plus belle
On a du faire le tri de toutes ces demoiselles

En dessert des framboises qu’il restait à cueillir
Au fond du jardin où elles finissent de murir
Près du vieux mur de pierre tout recouvert de lierre
Servant de repaire à bien des coléoptères.

Le soleil se couchait quand nous avons fini
Mais avant de rentrer on a été surpris
Par le ballet magique de jolies libellules
Agitant sous nos yeux leurs longues ailes de tulles

Et c’est tout émerveillés de tant  nous aimer
Que nous sommes rentrés lentement nous coucher
Bras dessus bras dessous tous les quatre enlacés
Soudés comme jamais par ce souvenir partagé.

Ndrix carrele 10/06/2012

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized